Comment la France pille l’Algérie, le maroc et le Cameroun

Mais la manière dont la firme s`est bâtie fait partie de l`héritage. Qui osera un jour rendre au Nigeria, au Cameroun, au Gabon, au Congo-Brazzaville ce que la France leur doit? Qui contestera les contrats conclus par Areva pour l`uranium du Niger ou ceux des mines d`or de Sadiola au Mali, deux pays parmi les plus pauvres du globe, qui ne touchent qu`une part dérisoire des richesses prélevées dans leur sol? La République a contracté une dette qu`il lui faudra bien honorer.

Notre prospérité est nourrie de richesses que nous détournons. A certains de ces sans-papiers qui risquent leur vie pour gagner l`Europe, il pourrait-être versé une rente au lieu d`un avis d`expulsion. Je rêve pour ce pays que j`aime, d`un réveil collectif.

Une France digne de son idéal et de son héritage de 1789 est incompatible avec la Françafrique: ce qu`une génération a fait, une autre peut le défaire. C`est possible.
A chaque fois qu’un président français ou ses ministres visitent les anciennes colonies françaises, ils sont généralement accueillis par les protestations de la foule. Chaque protestation est différente, mais le sentiment général est le pillage continu de la France sur ses anciennes colonies.

La faillite monétaire

Avant que la France n’accepte les demandes pour l’indépendance dans les années 1960, elle a bien organisé ses anciennes colonies (qu’on appelle les pays du CFA) dans un système de solidarité obligatoire qui consiste à obliger 14 pays africains à mettre 65 % de leurs réserves de devises étrangères dans le Trésor français et 20 % sur leur viabilité financière.

Cela signifie que ces pays africains ont accès seulement à 15 % de leur argent. Et s’ils ont besoin de plus d’argent, alors ces pays doivent l’emprunter aux français aux taux d’intérêts commerciaux. Et c’est le cas depuis 1960.

Mais il y a pire

La France a le premier droit d’acheter ou de rejeter les ressources naturelles trouvés dans les pays francophones. Donc, même si les pays du CFA bénéficient de meilleurs prix sur le marché, ils ne peuvent pas vendre leurs ressources jusqu’à ce que la France déclare qu’elle n’a pas besoin des ressources.

Dans les contrats gouvernementaux, les compagnies françaises sont prioritaires et ensuite seulement, les pays africains peuvent choisir d’autres entreprises étrangères. Les présidents de la zone CFA qui ont tentés de quitter le système ont subi une pression abominable de la part des présidents français. Dans les cas les plus extrêmes, cela s’est terminé par un Coup d’Etat organisé par la France.