Une épidémie tueuse se répand en France

Une épidémie de fièvre charbonneuse, ou anthrax en anglais, a tué plus de 50 animaux dans les Hautes-Alpes depuis le mois de juin, a fait savoir l’AFP. Selon l’Agence régionale de santé, plus d’une centaine de personnes sont entrées en contact avec des animaux contaminés par cette maladie transmissible à l’homme.

Plus de 50 animaux ont été tués depuis fin juin par la fièvre charbonneuse — maladie causée par des spores pouvant rester inactives pendant des dizaines d’années dans le sol — dans le département des Hautes-Alpes, a informé l’AFP.

Le premier cas a été observé le 28 juin dans la commune française de Montgardin lorsque six vaches y ont été retrouvées mortes. La fièvre charbonneuse cause une mort foudroyante chez les bovins, le plus souvent en moins de 24 heures. L’animal infecté présente notamment un gonflement abdominal et des hémorragies au niveau des orifices naturels.

Lire Aussi:  La France «regrette» le retrait américain de l'UNESCO, Israël se réjouit d'une «nouvelle ère»

Les autorités locales entreprennent actuellement une série de mesures visant à limiter la propagation de la maladie. Selon Serge Cavalli, directeur adjoint à la direction départementale de protection des populations, la préfecture «prescrit la vaccination de tous les animaux concernés». Néanmoins, les vétérinaires font face à une pénurie temporaire de vaccins suite à la fermeture en août du laboratoire espagnol qui les produit.

D’après l’agence régionale de santé (ARS), cette maladie est transmissible à l’homme mais ces cas sont extrêmement rares. À ce jour aucun malade n’a été détecté dans les Hautes-Alpes. Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation précise que la contamination chez les hommes peut être provoquée par le contact ou l’ingestion d’animaux infectés.

Lire Aussi:  La France menacée par les drones de Daech

Dans les Hautes-Alpes, 103 personnes entrées «potentiellement en contact» avec la maladie ont été recensées par l’ARS. La moitié bénéficie d’un traitement antibiotique préventif.

Depuis 1999, plus d’une centaine de cas de fièvre charbonneuse ont été enregistrés en France.