Pourquoi le pouvoir Français veut retirer Ali Bongo du pouvoir à tout prix

Dans la néo-colonie française riche en pétrole qu’est le Gabon, l’élection présidentielle de juillet a vu une explosion de violence après que le candidat soutenu par la France Jean Ping ait perdu face au Président en exercice Ali Bongo. Jean Ping en appela à l’intervention de l’ancien maître colonial.

Des experts français sur l’Afrique tel Antoine Glaser déclarent maintenant les mêmes choses qu’ils avaient affirmé précédant l’assaut français contre la Côte d’Ivoire en 2011, c’est-à-dire que la France n’y possède pas d’intérêts stratégiques. C’est faux. La France possède une base militaire dans son ancienne colonie et a largement profité de l’économie du pays pendant plusieurs décennies par l’imposition de dictateurs corrompus. Ali Bongo prit le pouvoir par un coup d’état militaire en 2009 avec l’aide des Français. Il devait servir les élites françaises.

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Mais à la place, Bongo décida de trahir ses maîtres. Il donna de lucratifs contrats pétroliers à la Chine et embaucha l’aide chinoise pour développer l’industrie agricole du pays. Et en plus, l’état gabonais poursuit actuellement le géant pétrolier français Total pour 805 millions de dollars de retards d’impôts. Paris dit que Bongo doit partir! Il y a des signes indiquant qu’Ali Bongo est peut-être différent de son père. Il s’est engagé à remettre l’héritage paternel à l’état. Il ne faut pas se faire d’illusions sur la bienveillance de Bongo.

Mais il est clair qu’il défend désormais les intérêts capitalistes africains plutôt que ceux de l’Empire. Jean Ping est l’ancien époux de Pascaline Bongo, l’une des directrices de Total. Ping a des intérêts personnels dans les pratiques frauduleuses de Total. Total déteste Bongo tout comme la « communauté internationale ».

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