Centrafrique : Jean-Yves Le Drian s’inquiète de la présence russe et la perte des ressource naturel

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a exposé devant les sénateurs son point de vue sur la situation en Centrafrique. Il s’inquiète d’«une présence active de la Russie, récente, significative, antifrançaise».

Le 23 janvier en commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées du Sénat, Jean-Yves Le Drian a évoqué la situation «confuse» et une situation sécuritaire «fragile» en République centrafricaine.

Pour lui, «il faut trouver […] une solution politique». Jean-Yves Le Drian a constaté dans la zone «l’affrontement de 13 groupes armés différents, plus une présence russe qui déclare vouloir faire le bien».Lire aussi

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Il a également assuré s’être rendu dernièrement en Centrafrique où il a pu noter «une présence active de la Russie, récente, significative, antifrançaise». Cette présence russe «ne se substitue pas à notre action», celle de l’ONU (force de la Minusca) et de l’UE qui forme des soldats centrafricains, a en outre assuré le ministre.

Jean-Yves Le Drian a ensuite confirmé que ce n’était «pas vraiment l’armée» russe qui était positionnée en Centrafrique mais «la force Wagner, des supplétifs qui agissent sous l’autorité d’un Monsieur qui s’appelle Prigojine». Le groupe Wagner serait une société  militaire privée financée par l’oligarque russe Evgueni Prigojine.

«S’il m’entend là, qu’il sache qu’on le connaît bien», a-t-il prévenu.

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La Russie, par la voie du porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a toujours affirmé que son aide en Centrafrique se faisait «conformément aux objectifs de la communauté internationale en termes de mise en œuvre du droit [international]».

D’après Moscou, un total de 175 experts militaires russes, dont cinq instructeurs, sont présents en Centrafrique, à la demande de la présidence centrafricaine, dépassée par les agissements de nombreux groupes armés. «Les spécialistes militaires russes ne participent pas aux combats, ils ne s’occupent que de formation», avait précisé ce même jour Maria Zakharova.