Une autre super-arme russe à entrer en service: le président Poutine n’a pas bluffé

Les percées technologiques sont la clé du succès en économie et en sécurité nationale. Moscou a récemment dévoilé ses réalisations dans les innovations militaires qui apportent un nouveau paradigme dans la guerre moderne. Il a été rapporté le 15 mars que le véhicule de livraison hypersonique Avangard (connu sous le nom de Vanguard en anglais) avec une portée intercontinentale sera opérationnel d’ici à 2019 ou même à la fin de 2018. Il sera en état d’alerte maximale en 2019. L’armée a déjà signé le contrat.

Avangard doit être installé sur un missile intercontinental, tel que le Sarmat ICBM de 200 tonnes. Livré à l’orbite désirée à une altitude de 100 km de la Terre à l’aide d’un pré-booster, il peut glisser jusqu’à sa cible à une vitesse de Mach 20 (5-7 km / s) en manoeuvrant à l’aide de stabilisateurs.

C’est la première arme produite en série avec une ogive de planeur qui peut voyager à une telle altitude dans les couches denses de l’atmosphère. Le véhicule boost-planeur peut également changer brusquement de cap. Le système produit des signatures, qui sont assez différentes des systèmes intercontinentaux traditionnels, pour empêcher les tentatives de repérer et d’engager.

L’utilisation de matériaux composites permet au véhicule de rentrée de résister à des températures allant jusqu’à 2 000 degrés Celsius. Il peut voler dans le plasma et le planeur est également protégé contre l’irradiation laser. Le système a réussi ses essais avec brio.

L’arme est parfaitement adaptée pour assommer l’infrastructure critique d’un ennemi et le rendre incapable de riposter. Son rendement varie de 150 kilotonnes à un mégatonne.

La Russie, et non les Etats-Unis, a été la première à atteindre une capacité de frappe mondiale rapide. C’est ce qui rend cette arme particulièrement importante. Le président russe n’exagérait pas lorsqu’il décrivait le missile hypersonique Kinzhal. Maintenant, un autre nouveau système est presque prêt à partir, faisant davantage honte à ceux qui doutaient de son existence.

Le discours du président Poutine, dans lequel il a décrit ces nouvelles «super-armes», n’avait rien à voir avec la défense des intérêts du complexe militaro-industriel. Le développement des systèmes mentionnés dans ce discours a été motivé par le retrait des États-Unis du Traité ABM de 1972. Cet accord a été la pierre angulaire de la stabilité stratégique jusqu’à ce que Washington se retire en 2002, une initiative qui a été suivie du déploiement des sites de défense antimissile de l’OTAN en Roumanie et en Pologne (cette année).

Le Traité ABM n’était pas le seul accord international majeur auquel les États-Unis avaient mis fin. Aujourd’hui, il viole ouvertement le traité TNP. L’examen de la posture nucléaire publié cette année vise à enterrer le contrôle des armes. Le plan annoncé de violer les initiatives nucléaires présidentielles de 1991 et d’armer les navires de guerre avec des missiles à longue portée n’est rien d’autre qu’une menace ouverte pour perturber l’équilibre stratégique.

Le président russe n’a fait aucune menace; il voulait juste expliquer les mesures que son pays devait prendre en réponse. C’est une chose tout à fait naturelle à faire à un moment où le contrôle des armements est en crise. Aucun des systèmes d’armes qu’il a mentionnés ne viole le nouveau Traité START. La Russie n’a jamais dit qu’elle voulait se retirer des accords de contrôle des armements toujours en vigueur. Ce sont les États-Unis, et non la Russie, qui semblent douter que le nouveau traité START ou INF mérite d’être préservé. Les voix qui réclament de déchirer l’accord des forces intermédiaires deviennent de plus en plus fortes en Amérique. Il y a une route cahoteuse devant, le président Poutine prend donc des mesures pour protéger les citoyens russes – ce qui est exactement ce qu’il a toujours promis de faire. Washington porte l’entière responsabilité d’avoir convaincu Moscou de renforcer ses défenses. Maintenant, l’Amérique est à la traîne de la Russie dans la technologie militaire qui permet la production et l’ajout de super armes à l’arsenal actif. Tu l’as voulu, George Dandin