Les législateurs américains décident de reconnaître le Golan comme une terre israélienne

Les législateurs américains décident de reconnaître le Golan comme une terre israélienne

Les membres républicains du Congrès américain ont présenté un projet de loi visant à reconnaître le plateau israélien du Golan occupé par la Syrie comme territoire israélien, décision que le président Donald Trump n’a pas encore approuvée.

La mesure, présentée par les sénateurs Ted Cruz et Tom Cotton, ainsi que par le représentant Mike Gallagher, exprime des préoccupations concernant ce que les législateurs appellent une “menace” posée par l’Iran.”Les Etats-Unis s’engagent depuis plus de 40 ans à assurer la sécurité d’Israël contre les attaques émanant de l’ensemble du Golan”, ont annoncé mercredi les parrains de la loi.

“La menace que l’Iran représente pour les États-Unis et Israël nécessite de reconnaître la réalité du contrôle exercé par Israël sur le territoire pour des raisons de sécurité nationale.”Le projet de loi n’a aucun soutien démocrate. La Commission américaine des affaires publiques israéliennes (AIPAC) a également gardé le silence sur le projet de loi.

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Les autorités israéliennes ont longtemps réclamé la reconnaissance par les États-Unis des revendications de souveraineté du régime de Tel-Aviv sur le territoire, qui avait été saisi en Syrie en 1967.La pression a atteint son paroxysme il y a un an, après que le président des États-Unis, Donald Trump, eut reconnu Jérusalem-Quds comme capitale d’Israël et déplacé la mission diplomatique américaine dans la ville malgré l’indignation internationale.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a discuté ouvertement de la question avec le président américain Donald Trump et le vice-président Mike Pence lors de sa visite à la Maison Blanche en 2017, les exhortant à reconnaître la souveraineté d’Israël.

Netanyahu a intensifié ses efforts au cours des dernières années, utilisant la présence de conseillers militaires iraniens et des combattants du mouvement de résistance libanais du Hezbollah en Syrie comme tactique alarmiste pour convaincre les dirigeants américains.

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En réponse aux appels de l’ONU à restituer le plateau du Golan à la Syrie, la première du gouvernement israélien a affirmé que le retrait des territoires occupés mettait l’Iran et le Hezbollah sur les “rives du Kinneret (mer de Galilée)”.

Il affirmait à l’époque que l’Iran et le Hezbollah “essayaient constamment de créer une force opposée qui opérerait contre le plateau du Golan et la Galilée”.

L’Iran et le Hezbollah se trouvent tous deux en Syrie à la demande de Damas. De concert avec la Russie, ils ont aidé le président syrien Bashar al-Assad à purger Daesh et d’autres groupes terroristes de la plupart des régions du pays.

PressTV-World doit reconnaître le Golan occupé comme le titre israélien: le Premier ministre. Le Premier ministre israélien a déclaré que la communauté internationale devrait reconnaître le côté occupé du plateau du Golan en Syrie comme un “territoire israélien”. Préoccupés par une éventuelle réaction internationale, les responsables de l’administration Trump ont demandé en privé à Israël de faire taire la campagne de lobbying.

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Les républicains sont toutefois prêts à soulever la question devant la Chambre des représentants sous contrôle démocratique. Selon ses coauteurs, le projet de loi affirme que le fait de reconnaître les revendications de souveraineté d’Israël sert les «intérêts de la sécurité nationale des États-Unis d’assurer la sécurité de la région des hauteurs du Golan».

L’effort républicain arrive quelques semaines avant le projet du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies d’approuver une résolution condamnant l’annexion par Israël du plateau du Golan. L’UNHRC et l’Assemblée générale des Nations Unies ont à plusieurs reprises appelé Tel Aviv à se retirer des terres occupées.