Les 22 sénateurs qui ont exhorté Trump à quitter l’accord de Paris ont touché 10 millions de dollars du lobby pétrolier

CLIMAT – Si la décision de quitter l’accord de Paris a été vivement critiquée par la communauté internationale et de nombreux élus, Donald Trump a avant tout réconforté son propre camp, ce jeudi 1er juin. Car comme le rappelle Vox, l’écrasante majorité des Républicains, qu’ils soient élus ou simples électeurs, ne sont pas très écolos. Quand ils ne sont pas carrément, pour les parlementaires, payés par le lobby pétrolier.

Si certains, comme Donald Trump, sont climatosceptiques, d’autres pensent en tout cas que ce n’est pas en s’imposant des limites de pollution que l’on sauvera le monde. Un chiffre pour résumer cela: seul 23% des électeurs républicains croyaient en 2016 que que la Terre se réchauffait à cause de l’activité humaine.

Mais si en se retirant de l’Accord de Paris, Trump a flatté sa base et a exhaussé une promesse de campagne, il a surtout fait plaisir à nombre d’élus républicains et à leurs généreux donateurs pas si désintéressés.

10 millions de dollars, sans compter les financements cachés

Le Guardian a justement été regarder qui étaient les 22 sénateurs à avoir exhorté le président à sortir de l’accord de Paris. Cette lettre envoyée par les sénateurs aurait renforcé la conviction de Donald Trump, selon le site Axios.

En analysant les données fournies par des ONG américaines, le quotidien britannique s’est rendu compte que ces 22 parlementaires avaient touché plus de 10 millions de dollars depuis 2012 de la part d’entreprises pétrolières, gazières ou charbonnières. Le recordman est Ted Cruz, candidat malheureux à la primaire républicaine, qui a touché sur les trois dernières élections 2,5 millions de dollars.

De manière générale, lors des élections de 2016, les Républicains ont touché 15 fois plus d’argent que les Démocrates en provenance des industries liées à l’énergie fossile. Un secteur pas spécialement fan des régulations imposées par Barack Obama pour limiter le réchauffement climatique.

Source : Huffington Post