Les raisons qui ont poussé l’aviation russe «d’encercle» le Japon

Mercredi 12 avril, le Japon a fait décoller d’urgence ses chasseurs après avoir détecté six avions russes à proximité de ses frontières. Deux bombardiers stratégiques Tu-95 et deux avions anti-sous-marins Il-38 ont en effet survolé le littoral du pays en mer du Japon.

Deux avions anti-sous-marins Tu-142 ont également survolé le Japon le long de la côte Pacifique ( sans violer l’espace aérien japonais ).

L’agence de presse Kyodo a rapporté qu’un tel survol simultané du pays par l’aviation russe à l’est et à l’ouest n’avait pas été observé depuis trois ans. Les chasseurs japonais, par contre, ont décollé d’urgence plus de mille fois en 2016, essentiellement pour intercepter des avions chinois. Dans 26 % des cas, les avions étaient envoyés pour intercepter des avions russes.

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Les chasseurs MiG-31 de la flotte du Pacifique ont intercepté jeudi dans la stratosphère un missile de croisière d’exercice, tandis que les grands navires anti-sous-marins Amiral Pantaleev et Amiral Vinogradov paraient de leur côté une attaque aérienne. Au même moment, le commandant de l’État-major interarmées des forces russes ordonnait la mise en état opérationnel du 36e détachement d’infanterie motorisée et de la 29e armée interarmées du District militaire Est.

L’activité des forces du district et de l’aviation de la flotte du Pacifique de la Russie en mer du Japon et dans la région océanique afférente n’est probablement pas uniquement une vérification.

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La mer du Japon est en effet partagée par la Russie, la Corée du nord, la Corée du Sud et le Japon, et les menaces fréquentes de Washington envers Pyongyang inquiètent ses voisins. Le président américain Donald Trump a déclaré plusieurs fois en avril être prêt à « s’occuper » de la Corée du Nord par l’intermédiaire d’un groupe aéronaval et de sous-marins nucléaires. Moscou ne peut pas ignorer les promesses américaines de « s’occuper » d’un nouveau régime indésirable à proximité de Vladivostok ( seulement 120 km séparent la principale base de la flotte russe du Pacifique de la frontière nord-coréenne ).

La Russie est contrainte de réagir au risque de déclenchement d’un conflit armé d’envergure à proximité immédiate de son territoire et du territoire du Primorié, où vivent 2 millions d’habitants.

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