En Iran, les petites filles peuvent être condamnées à mort dès l’âge de 9 ans.

L’ONG Amnesty International vient de publier un rapport alarmant sur l’état des droits de l’enfant en Iran où ils peuvent encore écoper de la peine capitale.

La France a accueilli le président iranien Hassan Rohani le 28 janvier. Une visite ayant pour but de renforcer les liens politiques mais surtout économiques entre les deux pays, malgré le fossé qui les sépare en matière de droits de l’Homme, qui fait hurler les ONG qui les défendent justement. Amnesty International a ainsi profité de cette occasion pour publier un rapport intitulé Grandir dans le couloir de la mort : La peine de mort et les délinquants mineurs en Iran dans lequel il est fait état du nombre de condamnations et d’exécutions concernant des enfants et d’une situation révoltante qui n’évolue que faussement.

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Car en effet, comme le rappelle l’organisation internationale, bien qu’il ait ratifié la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (CDE) en 1989 qui l’interdit formellement, le Code Pénal islamique iranien autorise toujours la condamnation à mort de mineurs et son application. Pour les filles, l’âge minimum est de 9 ans tandis que pour les garçons, il est de 15 ans.

Sous couvert d’améliorations de cette situation violent la Convention, notamment l’évaluation de la « maturité psychologique » des accusés au moment de leur crime présumé qui peut conduire à d’autres châtiments, trop souvent bâclée, l’Iran continue de condamner à mort des jeunes gens.

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Amnesty International estime qu’au moins 73 mineurs au moment des faits (entre 12 et 17 ans) ont été exécutés entre 2005 et 2015, et selon les Nations Unies, au moins 160 autres se trouvent actuellement dans les couloirs de la mort. Et ce chiffre, indique l’ONG, reste très éloigné de la réalité, les données relatives à la peine de mort de jeunes restent « souvent entourées de secret ».

L’exemple de Fatemeh Salbehi

L’année dernière encore, en octobre, Fatemeh Salbehi a été exécutée pour avoir tué son époux qu’elle avait été forcée d’épouser alors qu’elle n’avait que 16 ans. Après un second procès et malgré une évaluation psychologique, elle avait de nouveau été condamnée à mort. Cette évaluation psychologique, note l’ONG, s’est limitée à quelques questions de base, comme le fait de savoir si elle priait ou non ou étudiait des manuels religieux.

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Source : Aufeminin